Des travaux de restauration de la digue de la Cagne ont été réalisés afin de de garantir la sécurité de l’ouvrage, tout en intégrant les enjeux environnementaux et réglementaires Cette opération s’inscrit dans une démarche globale de préservation du territoire et de maintien de la biodiversité locale. Deux opérations réalisées avec le soutien financier de l’État, la Région Sud, le Département des Alpes-Maritimes et la Métropole Nice Côte d’Azur.

Renforcement structurel de la digue réalisé de septembre 2024 à janvier 2025
La digue présentait une érosion externe sur environ 200 mètres, en aval du pont de la RM6007, susceptible d’entraîner une déstabilisation de l’ouvrage. Les travaux ont concerné exclusivement la rive gauche, seule section classée comme digue.
Abattage et dessouchage de la végétation existante,
Reprise des fondations de l’ouvrage,
Réalisation d’une nouvelle structure,
Réparation des fissures constatées.

Durée des travaux : 5 mois
Montant total de l’opération : 720 000 €HT

À l’issue des travaux, une opération de replantation a été réalisée dans le respect des contraintes techniques et réglementaires propres à ce type d’ouvrage. Vingt-deux arbres et arbustes ont été plantés, en cohérence avec les impératifs d’entretien et de surveillance de la digue.

Durée des travaux : 1 mois
Montant total de l’opération : 31 502 €HT

Les arbres et arbustes sélectionnés répondent à des objectifs précis de stabilisation des berges et de préservation des équilibres écologiques :
› Les Saules confortent les berges des cours d’eau grâce à leur système racinaire dense et robuste.
› L’Aulne glutineux, le Frêne à feuilles étroites et le Peuplier tremble sont plantés pour leurs qualités stabilisatrices.
› Le Sureau noir, fournit des baies comestibles pour la faune sauvage et possède un feuillage qui favorise la nidification des pollinisateurs.
› Implantation d’hélophytes, choisies pour leurs capacités stabilisatrices et épuratoires, ainsi que pour leur rôle dans le maintien de la biodiversité, en offrant des habitats et des ressources alimentaires aux espèces présentes.

Prise en compte des enjeux environnementaux
La présence de végétation arborée sur la digue engendrait des désordres structurels, notamment des fissures liées au développement racinaire. Une attention particulière a été portée à la protection des espèces patrimoniales :
› Transplantation manuelle de la Consoude bulbeuse, espèce protégée et indicatrice de la qualité écologique des milieux : 6 stations concernées, représentant environ 420 individus.
› Suppression des espèces exotiques envahissantes (EEE) identifiées sur le site, notamment l’Herbe de la pampa, afin de préserver le fonctionnement écologique du milieu.