Natura 2000 est un projet européen et l’animation du site initialement menée par le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes et gérée par le SMIAGE depuis le 1er janvier 2017. Le site Natura 2000 de la basse vallée du Var concerne le lit mineur du fleuve endigué et s’étend de l’embouchure du Var jusqu’à la confluence avec la Vésubie pour une superficie de 642 hectares. Il concerne les 15 communes riveraines du fleuve.

  • Bonson
  • Le Broc
  • Carros
  • Castagniers
  • Colomars
  • Gattières
  • La Gaude
  • Gillette
  • Levens
  • Nice
  • La Roquette sur Var
  • Saint-Blaise
  • Saint-Jeannet
  • Saint-Laurent-du-Var
  • Saint-Martin-du-Var

Malgré un contexte très marqué par les aménagements humains, la basse vallée du Var constitue la plus grande zone humide littorale des Alpes-Maritimes. Plusieurs types de milieux rares sont présents : vasières, bancs de galets, eaux libres, roselières et ripisylves. Le site possède donc un caractère attractif pour l’avifaune notamment les oiseaux d’eau qui y trouvent une halte migratoire, un site de nidification ou d’hivernage.

Plus de 200 espèces d’oiseaux fréquentent le site dont 52 d’intérêt communautaire. L’estuaire du Var est la zone la plus sensible de ce site, avec sa richesse écologique d’une part et sa position délicate de l’autre. Malgré l’interdiction de pénétrer sur le site, cette zone est très fréquentée notamment par un public divaguant et des braconniers. Le site Natura 2000 « Basse Vallée du Var » est un site d’intérêt majeur pour l’avifaune puisqu’il constitue la plus importante zone humide littorale du département et de la Côte-d’Azur surnommé « La petite Camargue » par les connaisseurs.

Une hausse de la fréquentation humaine non autorisée sur le secteur aval au niveau de l’embouchure du Var est régulièrement constatée et présente des impacts sur la biodiversité exceptionnelle de cet espace. L’objectif est de faire évoluer la réglementation existante sur le site, actuellement insuffisante et dont la mise en application reste difficile afin de préserver les espèces à enjeux du site. L’évolution réglementaire de la protection du site est une action prioritaire prévue au document d’objectifs du site Natura 2000.

Les projets d’arrêtés de protection de biotope, préfectoral sur le domaine public fluvial et ministériel sur le domaine public maritime devraient permettre de renforcer la réglementation du site et une verbalisation plus aisée des infractions au code de l’environnement concernant le dérangement d’espèces, en s’affranchissant par la suite des contraintes liées aux délimitations DPM/DPF et de salure des eaux (police des pêches).

  • Arrêté pris par le Préfet du Département signé le 24 avril 2019 pour le Domaine Public Fluvial (zone bleue) ;
  • Arrêté pris par le Ministre en charge de la pêche signé le 28 mai 2018 pour le Domaine Public Maritime (zone orange et zone verte).

En tant que propriétaire et dans le cadre des actions du SAGE de la basse vallée du Var et du document d’objectifs Natura 2000, le département des Alpes-Maritimes et le SMIAGE :

  • Contribuent à la restauration des milieux aquatiques typiques de la basse vallée du Var avec l’abaissement des seuils et des opérations de restauration écologique pour retrouver un fonctionnement plus naturel du fleuve et conserver des milieux ouverts favorables à l’avifaune du site
  • Animent des opérations éco-responsables et pédagogiques avec les scolaires
  • Luttent contre les espèces envahissantes et réalise des opérations d’entretien de la végétation
  • Un partenariat renforcé entre la Mairie de Saint-Laurent-du-Var, les services de l’État et le département des Alpes-Maritimes
  • Panneaux pédagogiques Natura 2000 installés sur le linéaire du Parc Départemental des Rives du Var
  • Panneaux réglementaire installés aux niveaux des points d’accès de la zone
  • Surveillance du site intégrée dans la garderie nature du conseil départemental. La patrouille est chargée d’informer le public sur les enjeux du site et la réglementation en vigueur.
  • Le chenal en pied de digue de Cap 3000 a été élargi début 2016 afin de limiter la pénétration du public puisqu’il constitue désormais une barrière infranchissable de prés de 300 mètres de long.
  • Dans le cadre des travaux d’extension de Cap 3000, réalisation d’aménagement de zones de promenade sur les espaces qui présentaient des problèmes